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Le manager qui sabote son propre recrutement (sans le savoir)

Last modified on: 5/6/2026

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Un poste ouvert depuis 3 mois. 47 profils sourcés. 12 contactés. 5 entretiens. 2 finalistes.

Et le manager qui répond "je vais réfléchir" un vendredi soir.


Le lundi, les deux candidats ont signé ailleurs.


Ce scénario, on le vit toutes les semaines chez Zenith RH.

Et à chaque fois, la réaction est la même : "le marché est vraiment tendu en ce moment."

Non.

Le marché est tendu, oui.

Mais le vrai problème est souvent assis dans la salle de réunion, pas sur LinkedIn.

Voilà ce qu'on observe au quotidien sur la relation entre managers et recrutement IT.

Et pourquoi la plupart des recrutements ratés ne sont pas un problème de marché, mais un problème de process interne.

1. Le mythe de la perle rare

C'est le réflexe le plus répandu et le plus coûteux.

Le manager reçoit 3 profils qualifiés. Aucun ne coche 100 % des critères.

Sa réponse : "On continue à chercher, il doit bien y avoir quelqu'un qui matche parfaitement."

Sauf que le profil parfait n'existe pas.


Ou alors il existe, il a 4 propositions en cours, et il ne va pas attendre que tu te décides.


Le marché IT en 2026 n'est pas un catalogue.


C'est une file d'attente où tu n'es pas prioritaire. Les profils cybersécurité, cloud et SAP reçoivent en moyenne 8 à 10 sollicitations par semaine. Chaque jour de réflexion supplémentaire, c'est un concurrent qui avance.


La question n'est pas "est-ce que ce profil est parfait ?"

La question c'est "est-ce que ce profil peut faire le job mieux que personne pendant les 3 mois où je cherche le profil parfait ?"


Dans 90 % des cas, la réponse est oui.

2. Le recrutement traité comme une corvée administrative

Regarde l'agenda d'un manager IT un mardi.

Réunion projet à 9h.

Point d'équipe à 10h30.

Call client à 14h.

Comité de pilotage à 16h.

Et l'entretien candidat ? Repoussé à jeudi.

Puis au lundi d'après. Puis "la semaine prochaine, promis."

Le recrutement est systématiquement la première chose qui saute quand l'agenda se remplit. Parce que dans la tête du manager, recruter ce n'est pas du vrai travail. C'est une tâche annexe. Un truc que les RH ou le cabinet doivent gérer.

Sauf que recruter, c'est le carburant du business. Sans les bonnes personnes, les projets ne se livrent pas. Les deadlines sautent. Les équipes s'épuisent. Et le manager se retrouve à gérer l'urgence d'un sous-effectif qu'il a lui-même créé en repoussant les entretiens de 3 semaines.

On connaît le chiffre chez Zenith : chaque semaine de retard sur un recrutement IT coûte entre 2 000 et 8 000 € en productivité perdue, en surcharge d'équipe, en retard projet. Ce n'est pas une estimation abstraite. C'est ce qu'on observe chez nos clients.

Le recrutement n'est pas une interruption de ton travail. C'est ton travail.

3. Le ghosting interne

Le recruteur source, qualifie, présente un candidat. Le manager dit "intéressant, je reviens vers toi." Et puis silence radio. 2 jours. 4 jours. Une semaine.

Pendant ce temps, le candidat attend. Il a d'autres process en cours. Il commence à se demander si c'est sérieux. Au bout de 5 jours sans retour, sa conclusion est faite : ce n'est pas sérieux.

Le ghosting, tout le monde en parle côté candidat. Personne n'en parle côté manager.

Et c'est exactement le même mécanisme. Le candidat qui ne répond pas après un entretien, on le raye de la liste. Le manager qui ne répond pas après réception d'un profil, on fait quoi ? On attend poliment.

Le résultat est le même dans les deux cas : le process meurt.

Un bon recruteur doit pouvoir poser une règle simple dès le brief : "Si je te présente un profil, tu me fais un retour sous 48h. Pas un roman. Juste un oui, un non, ou un peut-être avec une question. Si je n'ai pas de retour en 48h, je considère que ce n'est pas prioritaire pour toi et je réalloue mon temps."

Ça semble brutal. Mais c'est la seule façon de protéger la chaîne. Le candidat, le recruteur et le manager ont tous intérêt à ce que le process avance. Le seul qui peut le bloquer, c'est celui qui ne répond pas.

4. Le pivot de dernière minute

Trois entretiens passés. Deux candidats en shortlist. Et le manager qui lâche : "En fait, je me rends compte qu'il me faudrait plutôt quelqu'un avec de l'expérience en gestion de projet."

Ça n'était pas dans le brief. Ça n'était pas dans les critères. Ça apparaît après 6 semaines de process.

Ce qui s'est passé en réalité : le manager n'avait pas une vision claire de son besoin au départ. Il pensait savoir. Mais en voyant les profils, il a affiné sa réflexion. Ce qui est normal. Sauf que cette réflexion aurait dû avoir lieu à la première étape, pas à la dernière.

C'est là qu'un brief structuré fait la différence. Pas un formulaire à remplir. Un vrai échange de 30 minutes où le recruteur pose les questions qui dérangent : "C'est un renfort ou un remplacement ?", "Si tu dois choisir entre l'expertise technique et l'expérience secteur, tu choisis quoi ?", "Quel est le vrai problème que cette personne va résoudre dans tes 3 premiers mois ?"

Un manager qui change de critères en cours de route, c'est un manager qu'on n'a pas assez challengé au brief. La responsabilité est partagée.

5. Le cas freelance : quand le timing est une question de survie

Tout ce qui précède est vrai pour le CDI. Pour le freelance IT, c'est 10 fois plus violent.

Un consultant SAP FICO disponible aujourd'hui ne le sera plus dans 72 heures.

Un freelance cybersécurité qui te donne sa dispo pour lundi prochain va recevoir 3 autres propositions d'ici là.

Le process CDI classique (brief, sourcing, 2-3 entretiens, validation, offre) prend 4 à 6 semaines.

Sur le marché freelance, si ton process dépasse 10 jours, tu perds le candidat.

Pas parce qu'il n'est pas intéressé.

Parce qu'un autre client a dit oui plus vite.

Les managers habitués au CDI ne réalisent pas ce décalage.

Ils appliquent le même rythme, la même exigence de "prendre le temps de bien faire les choses."

Et ils se retrouvent systématiquement à voir leurs meilleurs profils partir chez des clients qui ont compris une chose simple : sur le marché freelance IT, la vitesse de décision est un avantage compétitif.

Pas la vitesse de compromis. La vitesse de décision.

Ce que ça change concrètement

Le manager qui recrute bien en 2026, ce n'est pas celui qui a le meilleur salaire à proposer.

C'est celui qui a un brief clair dès le premier jour. Qui bloque ses créneaux d'entretien avant que le sourcing commence.

Qui répond en 48h après chaque profil reçu.

Qui sait ce qu'il cherche et ce sur quoi il est prêt à faire un compromis.

Et surtout, c'est celui qui a compris que recruter n'est pas une tâche qu'il délègue.

C'est une décision business qu'il prend, avec la même rigueur qu'un choix d'architecture technique ou un arbitrage budgétaire.

Le recrutement en 2026 est un sport de contact.

Pas de brutalité, mais de rapidité et de clarté.

Le manager qui attend la perle rare perdra toujours face à celui qui décide vite sur un bon profil.

Article written by Steevy P.

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