Dans le monde du recrutement IT, nombreux sont les recruteurs qui arrivent avec une impression d’illégitimité :
"Je ne suis pas technique, comment vais-je faire ?"
Hélène Ly, ancienne recruteuse devenue formatrice, apporte une réponse simple mais puissante
On n’a pas besoin d’être dev pour être un bon recruteur tech, mais on doit comprendre ce qu’on fait.
Et ça change tout
Une experte du recrutement qui forme à la légitimité
Hélène a passé neuf ans en ESN et en cabinet.
Elle a vu de près les doutes, les maladresses, les tâtonnements.
En 2020, elle décide de créer sa structure de formation pour aider les recruteurs à se sentir à l’aise dans un univers technique souvent perçu comme intimidant.
Son programme repose sur deux piliers :
- Développer un vernis technique pour comprendre les bases (stack, métiers, vocabulaire, contextes).
- Apprendre à adapter ses méthodes à l’univers spécifique de la tech (prise de brief, canal de sourcing, évaluation des candidats).
Poser des questions, ce n’est pas être faible. C’est être pro.
La première chose qu’Hélène martèle : il faut oser dire qu’on ne comprend pas.
Ne pas faire semblant.
Que ce soit face à un dev ou à un client, un recruteur crédible est un recruteur qui creuse.
Et même mieux : celui qui challenge le besoin.
Parce que poser des questions pertinentes, c’est souvent aider le client à mieux définir ce qu’il cherche.
Et dans un marché où les fiches de poste ressemblent à des vœux pieux, cette posture fait la différence.
Réduire le gap entre recruteurs et candidats IT
Les développeurs ne demandent pas à ce que les recruteurs deviennent ingénieurs.
(comme écrire mal le nom d’une techno) et donne des infos claires sur la mission.
Grâce aux formations d’Hélène, certains recruteurs reçoivent même des messages de remerciements… de développeurs.
Preuve que le lien peut exister, à condition qu’il soit sincère et bien préparé.
Former, c’est aussi revaloriser le métier
Recruter dans la tech, ce n’est pas juste envoyer des CV.
C’est conseiller, orienter, reformuler, accompagner.
C’est un vrai rôle stratégique dans un marché complexe.
Hélène le rappelle : ce n’est pas un sous-métier RH.
C’est un poste d’interface, exigeant, humain, souvent ingrat, mais indispensable.
Former les recruteurs, c’est leur redonner les clés pour reprendre confiance, mais aussi améliorer la qualité de tout l’écosystème.
Ce qu’elle dit aux recruteurs aujourd’hui
Dans un marché plus tendu, c’est le bon moment pour :
- Reprendre contact avec son vivier
- Prendre des nouvelles, pas juste relancer
- Être proactif, curieux et stratégique
Et surtout : ne pas oublier que poser des questions, prendre le temps de comprendre, et nourrir ses connaissances sont les armes des bons recruteurs.



