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Juillet-août dans l'IT : tout le monde subit le creux, presque personne ne l'exploite

Modifié la dernière fois le: 08/07/2026

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Mi-juillet, l'IT français passe en mode répondeur.

Les buildings se vident, les décisions glissent "à la rentrée", et tout le monde considère que le marché est à l'arrêt.

C'est faux !

Le marché ne s'arrête pas en été. Il se vide de ses acteurs, ce qui est très différent. La demande reste là, les budgets de second semestre se calent, les missions de septembre se préparent maintenant.

Ce qui disparaît, c'est la concurrence.

Et un marché où la demande reste mais où les acteurs partent, ça porte un nom : une fenêtre.

1. Le mythe du marché à l'arrêt

Regarde la mécanique calendaire plutôt que l'ambiance.

Une mission qui démarre le 1er septembre ne se signe pas le 1er septembre.

Entre le brief, la shortlist, les entretiens et la contractualisation, le cycle prend de quatre à huit semaines sur un profil courant, et bien plus sur un profil en tension.

Compte à rebours : les démarrages de septembre se jouent en juillet.

Côté Zenith, c'est ce qu'on observe chaque été.

Les briefs ne s'arrêtent pas en juillet, ils ralentissent à peine.

Ce qui s'effondre, c'est la réactivité en face.

Les candidats répondent moins, les disponibilités d'entretien s'espacent.

Résultat : le candidat qui reste actif en juillet se retrouve dans une file d'attente quasi vide, face à des besoins bien réels.

En septembre, la même file d'attente sera pleine.

Tout le monde revient en même temps, avec les mêmes bonnes résolutions.


2. Côté freelance : l'intercontrat d'été n'est pas une punition

L'intercontrat en juillet a mauvaise réputation.

Mauvais timing, personne ne répond, autant couper et reprendre en septembre.

C'est la lecture d'ambiance...

La lecture par le calendrier dit l'inverse.

Prospecter en juillet, c'est écrire à des gens qui reçoivent dix fois moins de sollicitations qu'en septembre.

Ton message du 15 juillet sera lu.

Le même message le 8 septembre arrivera dans une boîte saturée par six semaines de rattrapage.

Tu ne prospectes pas pour signer le jour même, tu prospectes pour être le dossier déjà ouvert quand la décision se prend.

Trois usages concrets d'un intercontrat d'été, par ordre de rendement.

D'abord les renouvellements et le réseau dormant : tes anciens clients savent déjà ce que tu vaux, un message de point d'étape coûte cinq minutes et te remet dans leur paysage avant les arbitrages de rentrée.

Ensuite le positionnement : une certification entamée, un cas client documenté, un profil remis au propre, c'est ce qui transforme ta visibilité de septembre.

Enfin la prospection directe, calibrée fenêtre : peu de volume, bien ciblée, en assumant le tempo estival.

Et si tu choisis de couper vraiment, fais-le aussi proprement.

Un intercontrat assumé comme repos vaut mieux qu'un mois de culpabilité improductive.

Le piège n'est pas de prendre des vacances, c'est de croire que le marché en prend aussi.

3. Côté manager : staffer pendant le creux, démarrer à la rentrée

Maintenant la face client du même calendrier.

Si ton besoin est identifié et que tu attends septembre pour le traiter, voilà ta vraie timeline : brief mi-septembre, shortlist en octobre, entretiens fin octobre, démarrage en novembre ou décembre.

Tu n'as pas décalé ton recrutement de six semaines, tu as décalé ton projet d'un trimestre.

L'alternative tient en une décision : passer le brief en juillet.

Le cabinet travaille pendant que tout dort, la shortlist t'attend fin août, les entretiens se calent sur la première semaine de septembre, ton consultant démarre quand ton équipe revient.

Même effort de ta part, un trimestre d'écart à l'arrivée.

Il y a un bonus que peu de managers voient : en juillet, les meilleurs profils disponibles ne sont pas encore captés par la vague de septembre.

Tu choisis dans un vivier que personne ne regarde.

À la rentrée, tu te battras pour les mêmes profils que tous tes concurrents, au même moment.


4. Ce que ça demande, honnêtement

Cette fenêtre ne s'exploite pas gratuitement.

Côté freelance, elle demande de tenir une activité légère pendant une période où tout pousse à décrocher.

Côté manager, elle demande de prendre une décision de staffing à un moment où l'organisation entière est en pause, sans la pression du quotidien pour te forcer la main.

C'est précisément parce que c'est inconfortable que presque personne ne le fait.

Si c'était facile, la fenêtre n'existerait pas.

Conclusion

Le creux de l'été n'est ni un problème ni une pause.

C'est un déplacement de la concurrence dans le temps.

Ceux qui agissent en juillet achètent leur septembre.

Ceux qui attendent septembre achètent leur novembre.

Le jobboard Zenith reste alimenté tout l'été, et nos équipes tournent en juillet.

Si ta rentrée se décide maintenant, autant qu'on en parle maintenant.


Sources

- Apec, Prévisions de recrutements de cadres 2026, avril 2026

- Freelance Informatique, *Comment évolue le marché du freelancing IT en 2026*

- Observations terrain Zenith RH

Article rédigé par Steevy P.

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